
{"id":17419,"date":"2022-06-29T16:17:35","date_gmt":"2022-06-29T07:20:12","guid":{"rendered":"http:\/\/shop.movery.it\/raffaele-viviani\/"},"modified":"2023-03-01T16:54:07","modified_gmt":"2023-03-01T15:54:07","slug":"raffaele-viviani","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/movery.it\/fr\/raffaele-viviani\/","title":{"rendered":"Raffaele Viviani, l'enfant des rues de Castellammare di Stabia"},"content":{"rendered":"<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_68_1 ez-toc-wrap-left counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-custom ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" >Table des mati\u00e8res<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/movery.it\/fr\/raffaele-viviani\/#Linfanzia_di_Raffaele_Viviani\" title=\"L&#039;enfance de Raffaele Viviani\">L'enfance de Raffaele Viviani<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/movery.it\/fr\/raffaele-viviani\/#Lascesa_al_successo_di_Viviani\" title=\"L&#039;ascension de Viviani\">L'ascension de Viviani<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/movery.it\/fr\/raffaele-viviani\/#Il_passaggio_alla_prosa_e_gli_atti_unici\" title=\"Le passage \u00e0 la prose et aux pi\u00e8ces uniques\">Le passage \u00e0 la prose et aux pi\u00e8ces uniques<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/movery.it\/fr\/raffaele-viviani\/#Lesito_del_teatro_innovativo_di_Viviani\" title=\"Le r\u00e9sultat du th\u00e9\u00e2tre innovant de Viviani\">Le r\u00e9sultat du th\u00e9\u00e2tre innovant de Viviani<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/movery.it\/fr\/raffaele-viviani\/#Leffetto_della_guerra_sul_teatro\" title=\"L&#039;effet de la guerre sur le th\u00e9\u00e2tre\">L'effet de la guerre sur le th\u00e9\u00e2tre<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/movery.it\/fr\/raffaele-viviani\/#Gli_ultimi_anni_di_vita_dellartista\" title=\"Les derni\u00e8res ann\u00e9es de la vie de l&#039;artiste\">Les derni\u00e8res ann\u00e9es de la vie de l'artiste<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/movery.it\/fr\/raffaele-viviani\/#In_giro_per_la_Napoli_di_Viviani\" title=\"Autour de la Naples de Viviani\">Autour de la Naples de Viviani<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<p data-pm-slice=\"0 0 []\">Raffele Viviani est n\u00e9 en <strong>Castellammare di Stabia<\/strong> la nuit du 10 janvier 1888.<\/p>\n<p>C'\u00e9tait <strong>po\u00e8te, dramaturge<\/strong>, <strong>auteur-compositeur<\/strong> et <strong>acteur de th\u00e9\u00e2tre<\/strong>. Il passa presque toute sa vie \u00e0 Naples, o\u00f9 il mourut le 22 mars 1950. Avant de mourir, apr\u00e8s 12 heures de silence, il a trouv\u00e9 la force de demander, avec un dernier effort et un l\u00e9ger accent dans la voix : <strong><em>\"Arapite a fenesta, faciteme vedere' Napule...\"<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Son v\u00e9ritable nom de famille \u00e9tait en fait <strong>Viviano<\/strong>et ce n'est que lorsqu'il a atteint une certaine notori\u00e9t\u00e9 qu'il l'a remplac\u00e9 par Viviani pour des raisons artistiques.<\/p>\n<p>Il est connu comme <strong>Eduardo De Filippo<\/strong>pour avoir \u00e9t\u00e9 l'un des repr\u00e9sentants de la dramaturgie napolitaine du XXe si\u00e8cle. Aujourd'hui encore, dans <strong>Naples<\/strong> Ses nombreux succ\u00e8s sont document\u00e9s par des affiches, des lettres et des partitions de chansons.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Linfanzia_di_Raffaele_Viviani\"><\/span>L'enfance de Raffaele Viviani<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p><strong>Raffaele Viviani,<\/strong> ou Papiluccio, comme on l'appelait dans la famille, a eu une enfance assez difficile. Il a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 <strong>Naples<\/strong> apr\u00e8s des probl\u00e8mes financiers dans la famille, le p\u00e8re, qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un homme de spectacle, a fond\u00e9<strong> le Masaniello<\/strong>, petit <strong>th\u00e9\u00e2tres<\/strong>assist\u00e9 du jeune Raffaele, d\u00e9j\u00e0 passionn\u00e9 par les spectacles.<\/p>\n<p>\u00c0 l'\u00e2ge de quatre ans et demi seulement, en fait, <strong>Papiluccio<\/strong> est tomb\u00e9e amoureuse d'un spectacle de <strong>marionnettes <\/strong>de son p\u00e8re, apprenant ses chansons par c\u0153ur. Un \u00e9v\u00e9nement en particulier a marqu\u00e9 le d\u00e9but de la carri\u00e8re de Viviani : il a \u00e9t\u00e9 un jour la vedette et le t\u00e9nor du spectacle, <strong>Gennaro Trengi<\/strong>Le p\u00e8re de Rapha\u00ebl, tomb\u00e9 malade, propose aussit\u00f4t de faire monter le petit Rapha\u00ebl sur sc\u00e8ne. Le choix est un tel succ\u00e8s que la presse le qualifie de petit prodige.<\/p>\n<p>Ainsi, \u00e0 partir d'une id\u00e9e qui n'\u00e9tait au d\u00e9part qu'une plaisanterie, de plus en plus de gens ont voulu payer pour voir la petite chanteuse se produire.<\/p>\n<p>Malheureusement, \u00e0 la mort du p\u00e8re de Viviani en 1900, le jeu se transforme en un v\u00e9ritable travail, n\u00e9cessaire pour nourrir toutes les bouches de la famille. Raffaele fut contraint, \u00e0 l'\u00e2ge de 12 ans, de prendre les r\u00eanes et de \"remplacer\" la figure paternelle.<\/p>\n<p>C'est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que Raffaele Viviani a compris qu'il devait cr\u00e9er quelque chose de diff\u00e9rent des autres. Il a donc commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire des chansons et \u00e0 d\u00e9velopper l'id\u00e9e de cr\u00e9er son propre th\u00e9\u00e2tre. Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s et la mis\u00e8re, ces ann\u00e9es lui ont permis d'\u00e9tudier et de se former au monde du th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Lascesa_al_successo_di_Viviani\"><\/span>L'ascension de Viviani<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>En raison des difficult\u00e9s \u00e9conomiques caus\u00e9es par la mort de son p\u00e8re, le tr\u00e8s jeune Raffaele a cherch\u00e9 du travail et a \u00e9t\u00e9 embauch\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 <strong>Don Ciccio Scritto<\/strong>un entrepreneur qui l'a initi\u00e9 au travail \u00e0 partir d'un maigre salaire de 50 cents par jour, en travaillant de deux heures \u00e0 minuit.<\/p>\n<p>Il a ensuite \u00e9t\u00e9 castr\u00e9 une deuxi\u00e8me fois, avec sa s\u0153ur <strong>Luisella<\/strong>en tant que duo de chanteurs. Ils sont partis, avec leur m\u00e8re, pour une <strong>tourn\u00e9e<\/strong> en Italie, mais n'a pas connu le succ\u00e8s escompt\u00e9. De retour en <strong>Naples<\/strong>Viviani a r\u00e9ussi \u00e0 se faire engager par la <strong>Th\u00e9\u00e2tre Petrella <\/strong>en 1904.<\/p>\n<p>Ici, il a jou\u00e9 <strong>Scugnizzo<\/strong>qui a connu un tel succ\u00e8s qu'il a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9 de la sc\u00e8ne <strong>Peppino Villani<\/strong>qui avait d\u00e9j\u00e0 jou\u00e9 ce r\u00f4le auparavant, et pas seulement. C'est ainsi qu'est n\u00e9e la l\u00e9gende de Viviani, appr\u00e9ci\u00e9 parce qu'il a donn\u00e9 une voix et repr\u00e9sent\u00e9 de mani\u00e8re r\u00e9aliste sur sc\u00e8ne les gens du peuple de la ville. <strong>Naples<\/strong>.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 1905 environ, Viviani a \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 dans l'\u00e9quipe de la <strong>Th\u00e9\u00e2tre Eden<\/strong>qui, au cours de ces m\u00eames ann\u00e9es, \u00e9tait devenu un homme connu, et le seul <strong>caf\u00e9-concert<\/strong> de la ville de <strong>Naples<\/strong>. C'est \u00e0 cette \u00e9poque qu'il commence \u00e0 travailler sur ses propres chiffres, en \u00e9crivant des textes qui le distinguent des autres.<\/p>\n<p>En fait, nous nous souvenons d'un passage de la biographie de Viviani o\u00f9 l'on peut lire : \"...<em>C'est ainsi que commen\u00e7a pour moi une triple \u00e9preuve. J'ai fait \u00e9crire la musique apr\u00e8s l'avoir fredonn\u00e9e au maestro Enrico Cannio et c'est ainsi qu'en quinze jours sont n\u00e9s mes six premiers types r\u00e9alistes et d'inspiration folklorique qui allaient donner le coup d'envoi triomphal \u00e0 mon ascension.<\/em>.\"<\/p>\n<p>Cette p\u00e9riode a vu na\u00eetre des \u0153uvres telles que : <strong>Pr\u00e9parez la \"capara\u00e7on\".<\/strong>,\u00a0<strong>O tammurraro<\/strong>, <strong>O pezzaiuolo<\/strong> et <strong>Pascale d''a cerca<\/strong>tous les personnages de la vie populaire napolitaine. Sa situation \u00e9conomique commence enfin \u00e0 s'am\u00e9liorer et son succ\u00e8s est tel qu'il est appel\u00e9 dans les th\u00e9\u00e2tres de toute l'Italie \u00e0 partir de 1910.<\/p>\n<p>Les connaissances qu'il avait acquises dans les lieux pr\u00e9c\u00e9dents, et le fait qu'il comprenait les besoins du public, ont conduit Viviani \u00e0 fonder un centre de formation pour les professionnels de la sant\u00e9. <strong>soci\u00e9t\u00e9 de vari\u00e9t\u00e9s<\/strong> en 1916, qu'il a appel\u00e9<strong>Tour de Viviani<\/strong>\". L'objectif est de r\u00e9aliser des soir\u00e9es compl\u00e8tes avec diff\u00e9rents num\u00e9ros interpr\u00e9t\u00e9s par des acteurs choisis par Viviani lui-m\u00eame. Il devient donc de plus en plus son propre impresario, ce qui est \u00e9galement possible gr\u00e2ce \u00e0 l'aide et \u00e0 la collaboration de sa s\u0153ur Luisella. La compagnie conna\u00eet un grand succ\u00e8s, ce qui am\u00e8ne le groupe \u00e0 se produire dans les th\u00e9\u00e2tres de toute la p\u00e9ninsule italienne.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Il_passaggio_alla_prosa_e_gli_atti_unici\"><\/span>Le passage \u00e0 la prose et aux pi\u00e8ces uniques<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Apr\u00e8s la <strong>d\u00e9faite de Caporetto<\/strong>en d\u00e9cembre 1917, en raison d'une interdiction gouvernementale qui consid\u00e9rait que les salles de spectacles de vari\u00e9t\u00e9s n'\u00e9taient pas adapt\u00e9es \u00e0 l'\u00e9v\u00e9nement. <strong>v\u00e9t\u00e9rans de guerre<\/strong>, de nombreux <strong>caf\u00e9-concert<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s. Viviani a saut\u00e9 sur l'occasion, car il esp\u00e9rait d\u00e9j\u00e0 se consacrer \u00e0 la <strong>prose<\/strong>Ils s'adaptent du mieux qu'ils peuvent \u00e0 ce changement soudain.<\/p>\n<p>En 1917, il se pr\u00e9sente donc \u00e0 l'impresario de l'Op\u00e9ra de Paris. <strong>Th\u00e9\u00e2tre Umberto<\/strong> par <strong>Naples<\/strong>le chevalier <strong>Giovanni Del Piano<\/strong>lui demandant de mettre en sc\u00e8ne son <strong>actes uniques<\/strong>. Il a accept\u00e9 avec plaisir : la compagnie de Viviani a fait ses d\u00e9buts au Teatro Umberto avec le spectacle \"L'homme et la femme\".<strong>pi\u00e8ce en un acte<\/strong> <strong>O' vico<\/strong> le 27 d\u00e9cembre 1917.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce au succ\u00e8s de ce spectacle, Viviani a fond\u00e9 une compagnie th\u00e9\u00e2trale centr\u00e9e sur la <strong>prose<\/strong>qu'il a appel\u00e9<strong>Nouvelle compagnie d'art napolitain<\/strong>\". Toujours aid\u00e9 par sa premi\u00e8re actrice et s\u0153ur Luisella, la troupe se stabilise au Teatro Umberto de Naples.<\/p>\n<p>L'artiste a r\u00e9volutionn\u00e9 les canons classiques du th\u00e9\u00e2tre en ajoutant la musique, le chant et la danse aux pi\u00e8ces en un acte. Viviani a aboli la <strong>prompteur<\/strong>c'est pourquoi toutes les repr\u00e9sentations ont eu lieu \u00e0 <strong>m\u00e9moire<\/strong>. Comme le rappelle Viviani lui-m\u00eame : \"...<em>Chaque blague \u00e9tait minutieusement r\u00e9p\u00e9t\u00e9e. Les r\u00e9p\u00e9titions duraient donc des heures et des heures. Je voulais que chacun donne le meilleur de lui-m\u00eame pour qu'il n'y ait pas de d\u00e9calage entre moi et mes acteurs (...)\".<\/em><\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Lesito_del_teatro_innovativo_di_Viviani\"><\/span>Le r\u00e9sultat du th\u00e9\u00e2tre innovant de Viviani<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>La compagnie th\u00e9\u00e2trale de Viviani conna\u00eet un succ\u00e8s grandissant dans les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dant le <strong>Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/strong>. Parmi ses ouvrages les plus importants, citons <strong>Tsiganes<\/strong>,\u00a0<strong>Piscines<\/strong>,\u00a0<strong>Cirque Sgueglia<\/strong>,\u00a0<strong>Faits marquants<\/strong>,\u00a0<strong>Carnaval de la mort<\/strong>,\u00a0<strong>Guappo 'e cartone<\/strong> et\u00a0<strong>Propri\u00e9taires de bateaux<\/strong>.<\/p>\n<p>Il s'est investi \u00e0 fond dans son r\u00f4le d'acteur, de dramaturge et de metteur en sc\u00e8ne. Son engagement a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 par l'\u00e9norme appr\u00e9ciation et, surtout, par l'affluence du public dans les th\u00e9\u00e2tres. En fait, la compagnie est devenue <strong>national<\/strong>pr\u00e9sent dans tous les <strong>th\u00e9\u00e2tres d'Italie<\/strong>du sud au nord.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt 1928, la s\u0153ur tr\u00e8s aim\u00e9e de Viviani et premi\u00e8re actrice de sa compagnie d\u00e9cide de se s\u00e9parer de son fr\u00e8re pour fonder sa propre compagnie. C'est un coup dur, mais une rempla\u00e7ante est rapidement trouv\u00e9e : <strong>Armida Cozzolino<\/strong>.<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s ne s'est pas d\u00e9menti, puisqu'en 1929, Viviani a r\u00e9alis\u00e9 une <strong>tourn\u00e9e<\/strong> \u00e0 <strong>Am\u00e9rique latine<\/strong>et \u00e0 son retour, il est engag\u00e9 pour une vingtaine de r\u00f4les dans diff\u00e9rents th\u00e9\u00e2tres italiens.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Leffetto_della_guerra_sul_teatro\"><\/span>L'effet de la guerre sur le th\u00e9\u00e2tre<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Vers les ann\u00e9es 1930, l'entreprise a commenc\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre moins de succ\u00e8s, principalement en raison de la p\u00e9riode historique difficile que traversait l'Italie, \u00e0 savoir les ann\u00e9es de la guerre d'Ind\u00e9pendance. <strong>r\u00e9gime fasciste<\/strong>.<\/p>\n<p>Le choix de Viviani de repr\u00e9senter un <strong>th\u00e9\u00e2tre social<\/strong>dans lequel le<strong> <\/strong>La mise en sc\u00e8ne de la r\u00e9alit\u00e9 de la mis\u00e8re, de l'\u00e9mancipation sociale et du drame de la vie quotidienne par les protagonistes \u00e9tait mal vue. Le r\u00e9gime fasciste cherche \u00e0 mettre en sc\u00e8ne des pi\u00e8ces ax\u00e9es sur la grandeur, la richesse et l'assurance apparente.<\/p>\n<p>Raffaele Viviani ne conna\u00eet plus le succ\u00e8s qu'il a connu, au point d'\u00eatre rel\u00e9gu\u00e9 dans des th\u00e9\u00e2tres de moindre renomm\u00e9e, accus\u00e9 de mettre en sc\u00e8ne ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme honteux dans l'Italie de l'\u00e9poque. C'est ainsi qu'en 1937, alors que l'air de la guerre flotte dans le pays, Viviani d\u00e9cide de mettre le th\u00e9\u00e2tre de c\u00f4t\u00e9 pour se consacrer \u00e0 l'art du th\u00e9\u00e2tre.<strong>interpr\u00e8te<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Ugo Betti<\/strong>dramaturge et po\u00e8te, lui offre plusieurs r\u00f4les, dont celui de <strong>Le malade immortel<\/strong> par <strong>Moli\u00e8re<\/strong> en 1936, <strong>Mis\u00e8re et noblesse<\/strong> par <strong>Scarpetta<\/strong> en 1939, <strong>Chicchignola<\/strong> par <strong>Petrolini<\/strong> en 1939 et <strong>Nous sommes tous les fr\u00e8res de Petito<\/strong> en 1941.<\/p>\n<p>Vers la fin des ann\u00e9es 1930, cependant, avec l'entr\u00e9e en guerre de l'Italie, Viviani rencontre de nouvelles difficult\u00e9s objectives. Se produire au th\u00e9\u00e2tre devient compliqu\u00e9 et, souvent, pendant la guerre, il n'a pas le temps de s'en occuper. <strong>attentats \u00e0 la bombe<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 interrompues pour permettre aux gens de s'\u00e9chapper.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Gli_ultimi_anni_di_vita_dellartista\"><\/span>Les derni\u00e8res ann\u00e9es de la vie de l'artiste<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1940, en raison d'une maladie qui sera plus tard la cause de sa mort, Viviani commence \u00e0 appara\u00eetre de moins en moins lors des repr\u00e9sentations. Sa derni\u00e8re apparition publique date de 1945. Il a jou\u00e9 dans<strong> O' vico<\/strong>le m\u00eame travail avec lequel son succ\u00e8s a commenc\u00e9 il y a des ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Raffaele Viviani est mort le 22 mars 1950 \u00e0 Naples, \u00e0 l'\u00e2ge de 62 ans. Sa derni\u00e8re volont\u00e9 \u00e9tait la suivante : \"Arapite, faciteme vede' Napule\". Il voulait voir sa ville bien-aim\u00e9e pour la derni\u00e8re fois depuis sa fen\u00eatre. Il repose actuellement \u00e0 <strong>Cimeti\u00e8re de Poggioreale<\/strong> par <strong>Naples<\/strong>, \u00e0 <strong>Carr\u00e9 des hommes illustres<\/strong>.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"In_giro_per_la_Napoli_di_Viviani\"><\/span>Autour de la Naples de Viviani<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la contribution de Viviani, il est d\u00e9sormais possible de conna\u00eetre de nombreux d\u00e9tails de sa vie et de sa carri\u00e8re gr\u00e2ce \u00e0 la base de donn\u00e9es de la Commission europ\u00e9enne.<strong>autobiographie<\/strong> \u00e9crite par l'artiste, intitul\u00e9e <strong>De la vie \u00e0 la sc\u00e8ne<\/strong>.<strong> L'autre autobiographie<\/strong>.<\/p>\n<p>A l'artiste complet qu'il est devenu, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9di\u00e9es de nombreuses voies publiques et m\u00eame plusieurs \u00e9coles secondaires, tant en France qu'\u00e0 l'\u00e9tranger. <strong>Naples<\/strong> qu'\u00e0 <strong>Castellammare di Stabia.<\/strong><\/p>\n<p>Au<strong> Corso Vittorio Emanuele<\/strong> par <strong>Castellammare<\/strong>sa ville natale, lui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9di\u00e9e.<strong> buste en marbre<\/strong>situ\u00e9 dans le <strong>villa municipale<\/strong>.<\/p>\n<p>A <strong>Naples<\/strong>Un parc lui a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9di\u00e9. Viviani lui-m\u00eame a dit ces mots : <em>\"Stu ciardiniello che felicit\u00e0. N'angulo e Paraviso sciso 'nterra'.<\/em> Le parc est situ\u00e9 \u00e0 <strong>Via Girolamo Santacroce <\/strong>\u00e0<strong> Vomero<\/strong> et est en descente ; il commence, en fait, \u00e0 partir de l'entr\u00e9e de la ville.<strong>Arenella<\/strong> jusqu'au Corso Vittorio Emanuele. \u00c0 l'int\u00e9rieur du parc, il y a de nombreux<strong> points de vue<\/strong>, il y a aussi<strong> bancs <\/strong>avec <strong>po\u00e8mes <\/strong>et <strong>\u0153uvres d'art.<\/strong><\/p>\n<p>Bien entendu, un th\u00e9\u00e2tre d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l'artiste ne pouvait manquer \u00e0 l'appel. Situ\u00e9 dans le<strong> Fourchette<\/strong> par <strong>Naples<\/strong>les <strong>Th\u00e9\u00e2tre Trianon Viviani <\/strong>est le th\u00e9\u00e2tre de la <strong>Chanson napolitaine<\/strong>toujours actif aujourd'hui avec de nombreuses performances engageantes.<\/p>\n<p>Chez Movery, nous voulons nous souvenir du grand Viviani avec l'une de ses chansons les plus connues, <strong>Bammenella<\/strong>:<\/p>\n<p><em>So' Bammenella 'e copp \"e Quartiere :<\/em><\/p>\n<p><em>partout \u00e0 Naples, je fais parler\",<\/em><\/p>\n<p><em>quand, cach\u00e9s, dans les ruelles, le soir,<\/em><\/p>\n<p><em>Je vais danser sur la piste...<\/em><\/p>\n<p><em>Une ambulance arrive-t-elle ?... En rien mm'a squaglio !<\/em><\/p>\n<p><em>Et s'il m'attrape, il me l\u00e2chera !<\/em><\/p>\n<p><em>Ncopp'a quistura, si e vvote ce saglio,<\/em><\/p>\n<p><em>c'est pour \"furmalita\"...<\/em><\/p>\n<p><em>Cu 'a bona maniera,<\/em><\/p>\n<p><em>Je fais tomber le brigadier...<\/em><\/p>\n<p><em>Je le prends et je le prends :<\/em><\/p>\n<p><em>Je dis \"o tengo cca\"...<\/em><\/p>\n<p><em>O zallo s'o 'mmocca,<\/em><\/p>\n<p><em>Le 'avoa 'a capa et se fait mordre...<\/em><\/p>\n<p><em>mais d\u00e8s qu'il me touche,<\/em><\/p>\n<p><em>Je dois y aller !<\/em><\/p>\n<p><em>Certains domaines me font rire<\/em><\/p>\n<p><em>quand on me dit : \"Penza per te...<\/em><\/p>\n<p><em>Je fais 'amour cu 'o capo guaglione<\/em><\/p>\n<p><em>et spe'nno 'e llire p'o fare cumpare'...<\/em><\/p>\n<p><em>Je suis sous le coude, c'est le destin...<\/em><\/p>\n<p><em>mais il y a ceux qui continuent encore et encore...<\/em><\/p>\n<p><em>Je dispose d'un beau guichet \u00e0 proximit\u00e9<\/em><\/p>\n<p><em>pour que je vous respecte !<\/em><\/p>\n<p><em>Celui qui est dans le p\u00e9ch\u00e9,<\/em><\/p>\n<p><em>ha da tene' 'o 'nnammurato.<\/em><\/p>\n<p><em>Qui d\u00e8s sa naissance,<\/em><\/p>\n<p><em>il faut savoir suspendre...<\/em><\/p>\n<p><em>Et tous les soirs,<\/em><\/p>\n<p><em>il va me frapper !<\/em><\/p>\n<p><em>Mme' vo' nu bene sfrenato,<\/em><\/p>\n<p><em>mais ne me le donnez pas !....<\/em><\/p>\n<p><em>Cela fait maintenant trois mois que je suis malade ;<\/em><\/p>\n<p><em>Je sais que je ne me casse pas la figure pour qu'il soit en bonne sant\u00e9 !<\/em><\/p>\n<p><em>Pero, 'o duttore, cu' me s'alummato :<\/em><\/p>\n<p><em>sans rien faire, je m'en occupe...<\/em><\/p>\n<p><em>Il est \u00e9galement sous le coup d'un mandat d'arr\u00eat :<\/em><\/p>\n<p><em>tout d'abord, l'ambulance est venue pour prendre...<\/em><\/p>\n<p><em>Je lui ai dit : \"N'ayez pas peur,<\/em><\/p>\n<p><em>pour vous, je suis l\u00e0 pour vous !....<\/em><\/p>\n<p><em>Cu 'a bona maniera,<\/em><\/p>\n<p><em>Je fais tomber le brigadier,<\/em><\/p>\n<p><em>Pendant que je viens \u00e0 vous...<\/em><\/p>\n<p><em>isso, have 'o canzo 'e scappa'...<\/em><\/p>\n<p><em>Pour moi, c'est essentiel,<\/em><\/p>\n<p><em>c'est quand mme vasa carnale :<\/em><\/p>\n<p><em>Cela me rend malade<\/em><\/p>\n<p><em>ca ca mme fece' !<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez avec nous l'histoire du grand artiste de Stabia, Raffaele Viviani, connu \u00e0 Naples et...<\/p>","protected":false},"author":11,"featured_media":15343,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","content-type":"","footnotes":""},"categories":[307],"tags":[],"locations":[167,208],"class_list":["post-17419","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-passi-memoria","locations-campania","locations-napoli"],"pp_statuses_selecting_workflow":false,"pp_workflow_action":"current","pp_status_selection":"publish","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17419","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17419"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17419\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15343"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17419"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17419"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17419"},{"taxonomy":"locations","embeddable":true,"href":"https:\/\/movery.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/locations?post=17419"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}